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Le programme intégré de l’enseignement catholique

Aujourd’hui, l’ensemble des connaissances et les aides techniques évoluent de plus en plus vite. Ceci impose à l’enseignement de mettre l’accent non plus sur des sommes de matières à acquérir successivement et sans grand lien entre elles mais sur l’acquisition de connaissances et le développement de compétences et de capacités qui permettront à l’enfant de réussir ses études ultérieures et de réagir adéquatement aux situations complexes de la vie.

Le programme veille à ce que de nombreux liens se tissent non seulement à l’intérieur des disciplines mais aussi entre elles. Ainsi par exemple, l’enseignant établira avec les enfants une synthèse de conjugaison en liaison avec les nécessités des pratiques d’écriture.

Il est important d’apprendre à réfléchir et à travailler en mathématique, français, éveil mais il faut aussi apprendre à vivre son corps, développer son sens artistique, découvrir le fond de son cœur et l’ouvrir à l’invisible, prendre du recul face aux médias, communiquer dans une autre langue, repérer et prévenir les dangers.

Dans le souci de donner plus de sens aux apprentissages, il faudra, le plus souvent possible, partir de situations problèmes qui interpellent les enfants.

Pour résoudre ces situations, l’enfant devra faire appel à ses compétences et à ses capacités (entre autre en français, mathématique…)

Parfois, ses connaissances seront imprécises. Il faudra alors les clarifier, les préciser, les systématiser, les exercer, les mémoriser. Ce qu’il aura acquis ainsi pourra être réutilisé dans des situations différentes.

Pour chaque enfant, ce développement se fait en continu, à un rythme qui lui est propre et qui ne supporte pas la barrière des années. La structure de l’enseignement doit veiller à l’avancement particulier de chacun et non l’inverse.

Au cœur de ce programme, on trouve la confiance dans l’enfant car il est l’acteur principal dans la construction de sa personnalité. On trouve également la confiance dans les enseignants dans leur souci de progresser ensemble vers plus de cohérence et de continuité.

La réussite de cette entreprise suppose que les convictions et les efforts des parents et de l’équipe éducative convergent !

APPRENDRE

Dès son entrée à l’école maternelle et à travers toute sa scolarité.

Il faudra que l’enfant apprenne à développer un tissu de relations

  • Par rapport à lui-même: prendre conscience de ses atouts mais aussi de ses limites ;
  • Par rapport à l’autre: l’accepter différent de lui ;
  • Par rapport au groupe: apprendre à coopérer, à négocier ;
  • Par rapport à Dieu: Vivre avec Lui.

Parmi toutes les capacités demandées à l’enfant, nous optons plus particulièrement pour :

Les relations

  • L’attention aux autres : savoir l’écouter, vivre l’esprit d’équipe…
  • La prise de responsabilités et l’engagement…
  • L’ouverture aux autres, au monde…
  • La créativité et la prise d’initiatives…

Le savoir-faire

  • Etre curieux : s’interroger, observer, regarder, toucher…
  • Chercher l’information :  questionner, prendre des notes, utiliser des référentiels…
  • Interpréter, se souvenir : conserver des traces, distinguer l’essentiel, construire des synthèses…
  • Communiquer :  exprimer son impression, donner son avis, commenter librement…
  • agir et créer : imaginer, établir le planning des réalisations, mettre au point un projet…

APPRENDRE A APPRENDRE

Religion :

  • Pratiquer les Ecritures ;
  • Comprendre et exprimer la foi de l’Eglise ;
  • Comprendre et exprimer les différentes composantes de la vie chrétienne ;
  • S’initier à un agir chrétien responsable.

Langue française :

  • Savoir parler ;
  • Savoir écouter (le langage, le vocabulaire) ;
  • Savoir lire  (la lecture expressive, la compréhension) ;
  • Savoir écrire (la grammaire, l’orthographe, la conjugaison, la rédaction).

Seconde langue : le néerlandais

  • Savoir écouter, parler, lire, écrire

Formation mathématique :

  • Les nombres ;
  • Les grandeurs ;
  • Les solides et figures ;
  • Le traitement de données ;
  • La compétence « établir des liens logiques » est également développée dans chacune des 4 citées ci-dessus.

Eveil :

  • Comprendre le temps ;
  • Comprendre l’espace ;
  • Comprendre la matière ;
  • Comprendre l’homme.

Développement corporel :

  • Vivre un corps qui soit disponible pour remplir efficacement les grandes fonctions de la motricité ;
  • S’initier à la culture du mouvement.

Développement artistique :

  • Les arts plastiques ;
  • La musique ;
  • Le corps et la parole

Sécurité routière et domestique :

  • Être familiarisé avec les règles de prudence en matière de circulation sur la voie publique.

Être familiarisé avec les règles de prudence à l’école et à la maison.

Percevoir et comprendre les médias/le multimédia :

  • S’exprimer et communiquer par les médias/le multimédia ;
  • Être critique face aux médias/au multimédia.

L’informatique est au service de ces différentes compétences

L’importance du premier cycle de 2,5 ans à 5 ans

Longtemps, l’école maternelle a été considérée comme la petite sœur de l’école primaire et a emprunté à cette dernière ses méthodes.

Insensiblement, sous la pression des recherches scientifiques et de terrain, on s’est rendu compte qu’un véritable programme propre à l’enseignement maternel devait voir le jour et qu’il s’inscrivait dans une continuité scolaire soucieuse de respecter les différentes étapes du développement général de l’enfant et ses rythmes d’apprentissage.

La fréquentation irrégulière de l’école maternelle est préjudiciable à l’épanouissement de l’enfant et à son intégration scolaire future.

La perspective actuelle envisage de donner une éducation plus globale aux enfants en mettant notamment en place tout un système pédagogique basé sur l’enfant, ses connaissances personnelles, son rythme propre et pas seulement sur le programme.

C’est ainsi que les « grosses écoles » retrouvent toute l’importance des classes rurales parce que ces dernières redécouvrent l’intérêt qu’il y a de faire côtoyer les plus grands et les plus petits compte-tenu de l’enrichissement mutuel qui en découle.

Certains parents, trop pressés, regrettent qu’on joue trop dans « leur » école, mesurant le travail à la quantité de feuilles ou stencils que leur rapporte leur bambin !

Nous continuons à dire cependant qu’on ne joue plus assez à l’école maternelle, qu’on ne passe plus assez par des phases de manipulation et d’expression corporelle, graphique ou vocale du monde de l’enfant.

C’est Montaigne lui-même qui disait que « Le jeu devrait être considéré comme l’activité la plus sérieuse des enfants. »

Il lui permet de percevoir le monde et de le construire à sa manière, il l’aide à régler ses conflits personnels, à se socialiser, à se projeter dans l’avenir, à apprendre le sens de l’effort, à relativiser l’échec.

C’est en agissant avec les objets, en les transformant qu’il découvre les possibilités physiques de son milieu. C’est ce besoin fondamental d’agir qui lui permet de découvrir le monde et de le comprendre.

Finalement, « perdre son temps » à jouer et à faire jouer les enfants fait gagner du temps et devrait rester à l’esprit de chacun, qu’il soit impliqué au niveau maternel ou primaire.

Ne scolarisons pas les enfants avant la lettre. C’est leur faire plus de tort que de bien !

Le lien maternel-primaire ou comment votre enfant apprend-il à lire ?

Votre enfant n’apprendra pas à lire comme vous l’avez probablement fait.

Lorsque vous avez commencé cet apprentissage, on vous a appris à lire des lettres, ensuite des syllabes puis des mots, des phrases et finalement des textes.

Aujourd’hui c’est l’inverse. Dès le début de l’année, l’enfant est confronté à de petits textes (jeux, chants, poésies,…) ainsi qu’au matériel qu’il aura confectionné au cours de la 3ème maternelle avec son institutrice : cahier d’éveil, cahier d’expression, cahier de lecture/écriture, panneaux réalisés en cours d’année (les référentiels, les productions d’écrits,…).

Comment l’enfant peut-il lire des textes sans connaître les lettres ?

Au début de l’apprentissage, les textes sont présentés sur des affiches. La première étape de la lecture est l’observation globale et collective de l’objet à lire : dessins, couleurs, supports, caractères … Il devra donc imaginer l’histoire à partir de ces éléments.

Ensuite, l’enfant apprendra à reconnaître globalement certains mots, c’est-à-dire à les identifier d’un seul coup d’œil. Pour ce faire, l’enfant recevra des étiquettes où mot et dessin sont associés. L’enfant doit conserver une « photo » de ces mots dans sa mémoire et doit les reconnaître sans les décoder. Il est en effet impossible de comprendre ce qu’on lit si on découpe les mots en syllabes.

Tentez l’expérience suivante : découpez dans une feuille de papier, une fenêtre de 0,5 cm et essayez de lire un article de journal uniquement par cette fenêtre qui vous laisse apparaître une seule lettre à la fois. Qu’en dites-vous ?

Mais très vite, l’enfant apprendra aussi les lettres et syllabes qu’il découvrira dans des textes et mots lus précédemment.

A ce stade, il est important de préciser que les lettres sont travaillées à partir du son qu’elles produisent et pas à partir de leur nom. L’enfant devra par exemple, rechercher la « musique » qui est identique dans plusieurs mots. Il construira ensuite les syllabes.

Lors de la découverte d’un nouveau texte, l’enfant sera invité à utiliser ses connaissances de mots et de syllabes pour découvrir le sens du message.

Ainsi, tout en lisant des mots à l’aide de syllabes et en les reconnaissant globalement où à l’aide de l’image, l’enfant devra tenir compte du sens de la phrase pour tenter de lire un mot inconnu. La vérification du sens est donc primordiale.

Comment pouvez-vous aider votre enfant au début de son apprentissage ?

Une des clés de la réussite, c’est d’avoir le goût et l’envie de lire.

Pour cela :

  • Lisez devant votre enfant. Celui-ci imite facilement les grandes personnes. Il comprendra ainsi que la lecture est utile en diverses occasions (journal, recette, horaire, carte routière, …) mais que c’est aussi une source de plaisir (romans, BD, …)
  • Lisez des histoires à votre enfant. Et cela depuis le premier âge : les bébés adorent. Lisez à une vitesse normale en le faisant participer. Progressivement, demandez-lui d’imaginer la fin de l’histoire, d’imiter un personnage, etc.
  • Faites-lui découvrir le livre par l’image. L’enfant décrit ce qu’il voit et raconte son histoire à lui. Il peut dessiner ce qui lui aura plu ; posez-lui des questions sur le contenu …
  • Fréquentez régulièrement les bibliothèques. Placez votre enfant dans un « bain » de livres.

Pour terminer, il faut savoir que l’apprentissage de la lecture s’étale sur 2 années et que l’enfant commence à jongler avec les mots et les lettres après environ 6 mois.

Enfin, si c’est en forgeant qu’on devient forgeron,

C’EST EN LISANT QU’ON DEVIENT BON LECTEUR !